Harry Potter Et L'ordre du Phénix (5ieme Jeux)

Harry Potter Et L'ordre du Phénix  (5ieme Jeux)
Avis à tous les Moldus, Celui-Dont-Le-Front-Est-Zébré-Par-Un-Eclair s'apprête à revenir sur le devant de la scène pour une aventure que se partagent toutes les consoles de salon de la galaxie, conformément à la politique multi plates-formes d'Electronic Arts. Harry Potter Et L'Ordre Du Phénix, un jeu basé sur le film du même nom plus que sur le roman de la richissime J.K. Rowling, précède donc de quelques jours les nouvelles pérégrinations pelliculées du petit sorcier et vous propose pour la première fois d'explorer librement Poudlard.

Autant le déclarer tout de go, l'humble auteur de ces lignes, Cracmol de son état, se considère comme un grand fan d'Harry Potter. Le bougre a savouré les romans, possède une brosse à dents à l'effigie de l'attrapeur de Gryffondor, mange des dragées de Bertie Crochu régulièrement et a toujours posé un oeil critique mais bienveillant sur les longs métrages inspirés des romans de l'auteur(e) britannique. C'est pourquoi il peut dire en toute honnêteté que Harry Potter Et l'Ordre Du Phénix est probablement l'épisode de la série qui l'a le moins marqué, et ce malgré le plaisir de découvrir la suite des aventures d'un héros devenu plus sombre, plus colérique et plus torturé que jamais. Au fond, le roman se contente de décrire la frustration constante du héros, qui se retrouve aux prises avec un nouveau professeur, Dolores Ombrage, envoyée par le Ministère De La Magie pour garder un oeil sur le directeur de l'école, Dumbledore, ainsi que pour tenter de faire passer Harry pour un abominable menteur. En effet, à l'issue de sa quatrième année à Poudlard, le petit magicien avait été le témoin du grand retour du Lord Voldemort, l'ennemi du monde libre. Une nouvelle qu'il s'était bien sûr empressé de répandre partout, ce qui était loin de faire plaisir à un Ministre de la Magie frileux et attentiste, plus soucieux de sa popularité que du bien-être de la communauté magique. Le livre ne traite donc que de l'opposition entre Harry et Ombrage avant de se conclure par un combat titanesque dont les règles de la bienséance, ainsi qu'un grand respect pour les futurs lecteurs ou téléspectateurs, m'empêchent de révéler la teneur.

Petit entraînement dans la salle sur demande.Difficile dans ces conditions d'adopter la structure linéaire et extrêmement scénarisée des précédents jeux. Harry Potter Et L'Ordre Du Phénix se contente en fait dans une certaine mesure de vous faire partager le quotidien de Harry, de vous faire vivre à Poudlard en somme. L'école a donc été consciencieusement modélisée pour vous permettre de retrouver des lieux observés dans les 3 derniers films. Pas de zones découpées en niveaux, pas de chargements visibles, pas plus que de barre de vie ou d'autres informations classiques pour un jeu vidéo ne sont discernables. Et pour vous permettre de vous repérer dans ce dédale de couloirs et ces 7 étages labyrinthiques, les développeurs ont tout simplement décidé de mettre à votre disposition la Carte Du Maraudeur, accessible à tout moment par la simple pression d'un bouton. Cette carte, qui prend bien entendu l'aspect d'un parchemin jauni, s'avère presque totalement illisible lorsqu'elle est utilisée telle quelle, mais elle permet néanmoins de sélectionner dans une liste le personnage que vous souhaitez rencontrer, ou encore le lieu que vous désirez visiter. Une fois cela fait, de petites empreintes apparaîtront alors devant Harry, qui n'aura donc plus qu'à les suivre pour atteindre son objectif. L'ennui, c'est que la nature même de ces petites traces de pas noirâtres empêche qu'on puisse les distinguer convenablement sur un sol parfois très sombre. Le problème se trouve d'ailleurs amplifié par les angles de caméra douteux (auxquels on ne pourra pas toucher d'ailleurs) adoptés par le jeu lors de l'exploration et qui font qu'on ne saura pas toujours dans quelle direction il faut s'orienter.

Une fois la liste obtenue, vous pouvez recruter les membres de l'AD dans l'ordre que vous voulez.Mais comme il faut tout de même justifier ces voyages incessants dans les entrailles de Poudlard, les développeurs ont intégré une petite quarantaine de quêtes qu'il sera nécessaire de compléter pour faire progresser l'histoire. Dénicher des élèves de première année qui sèchent les cours pour le professeur Flitwick, trouver des ingrédients pour le cours de potions, aider Neville à réparer ses habituelles bourdes, et plus globalement recruter des membres pour la petite organisation secrète de Harry, l'Armée de Dumbledore, voilà ce qui vous attend dans le jeu. Tout est extrêmement facile à réaliser, souvent peu intéressant, et ne demande rien d'autre que le courage et la patience de parcourir le château dans tous les sens. Le jeu vous fera ainsi multiplier les allers-retours dans des couloirs parfois très longs et peuplés d'élèves qui aiment à se coller dans vos pattes, et ce jusqu'à ce que l'inévitable mort cérébrale ne vous arrête. On découvrira pourtant quelques raccourcis en discutant avec les nombreux portraits qui ornent les murs du château, mais même avec ça, le soft continue de vous faire voguer imperceptiblement vers les dimensions cotonneuses du sommeil. Toutes ces quêtes sont d'ailleurs liées pas des petites cinématiques, poussives, mal découpées et peut-être incompréhensibles pour quiconque n'aura pas lu le livre. Elles se chargeront donc tant bien que mal de vous orienter vers tel ou tel personnage et donc vers telle ou telle autre quête. Au fond, la force de Harry Potter et L'Ordre Du Phénix, qui relève presque uniquement de sa capacité à vous offrir un Poudlard géant et conforme à ce que vous en imaginiez, finit par se muer rapidement en défaut, tant il deviendra lassant de toujours répéter les mêmes cavalcades ineptes.

Les innombrables allers-retours gâchent la découverte des environnements.Parlons enfin de magie, puisqu'après tout, c'est tout de même pour ça qu'on est là. Au cours de son aventure, Harry va donc apprendre toute une série de sortilèges. Six d'entre-eux ont pour vocation d'interagir avec l'environnement. Vous pourrez ainsi attirer des objets vers vous, ou au contraire les repousser, enflammer torches et obstacles avec Incendio, faire léviter des objets ou encore les réparer. Les autres ne serviront que pendant les phases de combat, toujours poussives et assistées d'ailleurs. Cette fois, on sera en mesure de désarmer son adversaire, de le projeter en arrière, de le paralyser ou de générer un bouclier de protection afin de dévier les attaques ennemies. Pour lancer ces sortilèges, il s'agira de réaliser des mouvements précis avec le stick droit, dont c'est d'ailleurs la seule utilité. Un petit mouvement répété du bas vers le haut sert par exemple à lancer un Incendio. Le système est amusant et vous forcera à retenir quelques mini enchaînements. Dommage que le soft ait souvent du mal à reconnaître des mouvements pourtant effectués avec précision, ajoutant de fait un peu de frustration à l'ennui. La PS3 vous propose même d'utiliser son système de reconnaissance des mouvements, sans vous donner plus d'indications que ça. Remuer le pad au hasard peut certes être défoulant quelques minutes, mais je reste persuadé que la plupart des joueurs s'en tiendront finalement au maniement traditionnel. Tous les sorts serviront non seulement à compléter vos quêtes mais également à jouer à la fée du logis. En effet, le château recèle de statues brisées qui n'attendent que votre passage pour être réparées ou des tableaux décrochés qui ne rêvent que d'être replacés sur leur mur de prédilection. Tout cela a bien sûr un intérêt, car à chaque action accomplie, vous obtiendrez des orbes bleus qui renforcent la puissance de vos sorts et vous donnent accès à une tripotée de bonus sympathiques, comme une interview de Daniel Radcliffe, l'acteur qui interprète Harry dans les films.

Au fond, Harry Potter Et L'Ordre Du Phénix apparaît comme un jeu bâclé, qui aurait sans doute gagné à être un peu plus dirigiste (comme ses prédécesseurs), tout en laissant le joueur explorer les lieux à sa guise à des moments déterminés. Si l'exploration libre de Poudlard saura séduire les fans du sorcier pendant les premières heures de jeu, ils risquent fort de se lasser rapidement. D'autant que la réalisation générale se montre tout de même bien faiblarde pour un titre next-gen.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 17:50

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 03:05

Pirates des Caraïbes Jusqu'au Bout Du Monde (6ieme Jeux)

Pirates des Caraïbes Jusqu'au Bout Du Monde (6ieme Jeux)
L'équipage du film Pirates des Caraïbes nous offre un double rendez-vous, à la fois dans les salles de cinéma mais aussi sur consoles dans un nouveau soft qui s'inspire du deuxième et du troisième long-métrage pour une aventure grand public très orientée action. Développées indépendamment des autres versions consoles, les moutures PS3 et Xbox 360 ont le mérite d'être les plus réussies, même si le résultat est encore en deçà de nos espérances.

Avec la sortie du troisième segment cinématographique de Pirates des Caraïbes, nombreux sont ceux qui seront probablement tentés de s'essayer à l'une des adaptations officielles en jeux vidéo. Il est donc important de signaler que les épisodes PS3 et Xbox 360 sont totalement différents des autres versions proposées, et surtout qu'ils se révèlent un cran au-dessus à tous les niveaux. La réalisation n'est d'ailleurs absolument pas comparable et surprend dans le bon sens du terme, puisqu'un soin tout particulier semble avoir été mis à la fois dans la conception des décors et dans la modélisation et l'animation des personnages. On découvre ainsi un Jack Sparrow tout aussi charismatique que dans le long-métrage, avec ses attitudes déjantées et sa classe d'escrimeur hors pair, relayé tantôt par l'intrépide Will Turner, tantôt par Elisabeth Swann, sans oublier l'intervention tardive du capitaine Barbossa.

Petit bras de fer, suite à un duel.En matière de gameplay, le soft prend le contre-pied des autres versions et se détache de l'archétype du beat'em all en élargissant un peu la panoplie de mouvements proposés. Dans l'ensemble, si on note moins d'interactions possibles avec le décor, le fait de pouvoir simplement sprinter ou sauter accroît déjà grandement les possibilités d'action. La progression n'est pas avare non plus d'acrobaties à la Prince of Persia, avec prise d'impulsion permettant d'escalader les parois, course verticale sur les murs suivie d'un saut de cabri pour se hisser en hauteur, passages en équilibre sur des corniches friables et autres franchissements de poutres vermoulues au-dessus du vide. Certaines séquences vous autoriseront même à glisser le long des voiles en les déchirant à l'épée, ce qui ne laisse plus aucun doute sur l'impact du titre d'Ubisoft sur les concepteurs de ce Pirates des Caraïbes. Cette approche a d'ailleurs le mérite de rompre avec la monotonie des combats et constitue l'un des meilleurs aspects du jeu, comme l'illustre assez bien la scène de l'abordage du Hollandais Volant via l'escalade des gréements.

Contrôler deux alliés pose plus de problèmes qu'on ne pourrait le croire.D'autres bonnes idées se retrouvent cette fois dans la conception des combats, puisqu'on peut dans cette version alterner entre les frappes au sabre et à mains nues pour varier ses enchaînements. Le fait de placer quelques coups de poings ou de pieds au bon moment permet notamment de briser la garde de l'adversaire et de le déséquilibrer pour créer une opportunité de frapper l'ennemi d'un violent coup de sabre. Les saisies et projections n'ont pas non plus été oubliées, d'autant qu'il est possible de les combiner avec le décor pour balancer des ennemis par-dessus bord. Autre particularité, le système de contre-attaque est plutôt bien vu, puisqu'il permet d'esquiver facilement les assauts les plus faciles à anticiper, mais sa présence ne compense pas l'absence de véritables parades. C'est d'autant plus gênant que la contre-attaque n'est possible que lorsque l'ennemi qui vous assaille est visible à l'écran, et compte tenu de la piètre gestion des caméras, c'est rarement le cas durant les batailles groupées. Quant aux armes de jet, telles que les pistolets et les couteaux, elles s'avèrent trop aléatoires dans leur lancer, et leur nombre limité vous oblige à les ramasser constamment, ce qui n'incite pas vraiment à les utiliser.

Une simple question de timing et d'attention.De temps à autre, le jeu vous confronte à des affrontements sous forme de duels durant lesquels les commandes diffèrent un peu, dans le sens où vous devrez orienter le stick vers le haut ou vers le bas pour attaquer ou parer un coup sans réelle possibilité de vous esquiver. Un système qui repose essentiellement sur la gestion du timing, mais dont le côté passif et répétitif pourra rapidement lasser. Notez que ces duels sont également jouables en mode Versus à deux joueurs avec les personnages secondaires que vous aurez réussi à débloquer. Le terme de Jackanisme est également repris dans cet épisode, mais il correspond à quelque chose de complètement différent de ce qu'on peut voir sur PS2, PSP, PC et Wii. Ici, plus question de valider des touches pour mener à bien une chorégraphie, cette technique consiste à présent à éliminer instantanément tout un groupe d'ennemis à la fois ou à déverrouiller certains coffres, à condition d'avoir récupéré les crânes nécessaires à son activation. En variant les enchaînements utilisés pour combattre, vous remplirez par ailleurs une jauge de maîtrise à l'épée qui vous permettra de recourir à des coups de grâce pour achever vos adversaires. Leur nombre augmente à mesure que vous utilisez ce système et donne lieu à des mises à mort différentes plutôt sympa à regarder.

J'ai du mal à croire que Jack Sparrow passerait son temps à décoller des affiches.Et pourtant, toutes ces particularités ne suffisent pas vraiment à doter le gameplay d'un semblant d'intensité. Rares sont les actions subtiles où l'on verra par exemple son personnage balancer un tonneau explosif vers des ennemis et dégainer rapidement son pistolet pour accélérer l'explosion. Mieux vaut alors se focaliser sur les objectifs pour s'épargner des joutes interminables qui ne brillent pas par leur intérêt. Car le fait que presque tous les ennemis se comportent de la même façon donne l'impression de se battre à la chaîne en alignant les victimes les unes après les autres, et toutes de la même façon. On peut regretter aussi que les différents personnages jouables disposent exactement de la même panoplie d'actions et que les niveaux permettant de combattre avec un ou plusieurs alliés soient complètement gâchés par un gros problème d'IA. Si on apprécie le fait de pouvoir passer de l'un à l'autre à tout moment et de déclencher des attaques combinées en restant à proximité d'un compagnon d'armes, on reste sidéré par leur comportement complètement abruti. Une bêtise qui les pousse à rester immobiles sans jamais avoir l'idée d'attaquer de manière agressive, de se replier ou même de vous suivre. Ces séquences, qui auraient pu être franchement géniales, s'avèrent au final désastreuses étant donné que vous ne pourrez pas laisser un allié seul plus de deux secondes sans qu'il se fasse massacrer.

Utilisez les coups de grâce pour tuer avec classe.C'est dans ces conditions qu'on se demande pourquoi les développeurs n'ont pas offert l'opportunité de parcourir l'aventure à deux joueurs. En fait, le multijoueur est seulement réservé à des parties en écran splitté, en compétition ou en coopération, dans des environnements où votre unique but est de terrasser un maximum d'ennemis le plus rapidement possible. Divers bonus sont tout de même accessibles pour récompenser les joueurs les plus consciencieux, et tous les niveaux déjà terminés peuvent être parcourus à nouveau pour tenter d'améliorer votre score de notoriété et dénicher des bonus cachés qui auraient pu vous échapper. Il faut dire que la progression linéaire ne laisse quasiment pas de place aux missions optionnelles, et les quelques-unes qui sont présentes ne brillent pas par leur intérêt. Dommage que l'aspect ludique de cet épisode ne soit pas à la hauteur de sa réalisation ni même de son atmosphère assez respectueuse de l'univers du film, mais le titre reste malgré tout divertissant et plus agréable à découvrir que la plupart des autres versions proposées sur les supports concurrents.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 17:59

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 00:47

Rainbow Six Vegas (7ieme jeux) (Vendu)

Rainbow Six Vegas (7ieme jeux) (Vendu)
Rainbow Six a connu des heures de gloire sur PC et de misère sur console, à l'instar de sa cousine la licence Ghost Recon. Mais aujourd'hui, ces deux parentes connaissent le même destin, celui d'un changement de cap qui peut laisser sceptiques les vieux fans tout en donnant le jour à des titres aux qualités indubitables.

En voyant ce que préparait Ubisoft pour le prochain Rainbow Six, ma réaction fut un peu similaire à celle provoquée par mon premier contact avec Ghost Recon Advanced Warfighter (aka GRAW). Un mélange de doutes prudents voire réactionnaires qu'on pourrait résumer en ces termes, je cite : "gné ?". Grosse action, linéaire, une seule équipe de 3 hommes etc. Pourtant, force est de constater qu'une fois de plus, si Rainbow Six Vegas n'a plus grand-chose à voir son très tactique ancêtre, il n'en est pas pour autant un malheureux jeu d'action mass market au rabais. Après un niveau d'introduction un peu mollasson servant à introduire le scénario, vous voici parachuté en plein Las Vegas, la ville des casinos assiégés par une bande de fous de guerre aux intentions peu honorables. Fait notable pour la série, c'est la première fois qu'un Rainbow Six se dote d'un véritable scénario et d'une progression narrative très proche de celle de GRAW, en temps réel ou presque et visant à faire monter le jeu en pression dans une unité de lieu et de temps. Le lieu en l'occurrence, ce sont les casinos et les palaces de Vegas, un terrain de jeu particulièrement jouissif et riche de couvertures et de couloirs de service bien pratiques. Car à l'image de Gears Of War, dont le gameplay est finalement assez proche, Rainbow Six Vegas va vous apprendre l'art de se mettre à couvert.

Au feu les gars, prenez les balles pour moi vous serez mignons.L'action de Vegas se veut survoltée, enchaînant la progression furtive avec les scènes d'assaut aux amphétamines, le tout sur un rythme élaboré avec soin, posant à merveille la tension du jeu et contraignant le joueur à la plus élémentaire prudence. Et si le titre semble totalement linéaire de prime abord, on trouvera néanmoins quantité de voies secondaires permettant d'affronter les pires situations en limitant les risques. Ainsi, il ne faudra pas être un fin limier pour saisr que l'entrée le plus évidente (la principale) est sans doute la mieux gardée et que pénétrer tout à trac dans une pièce sans avoir l'idée de lancer son équipe par une porte et vous par l'autre est stupide. De même, le plus lent des benêts comprendra rapidement que pour grimper 5 étages blindés d'ennemis en colère, emprunter des escalators surexposés n'est pas la meilleure des approches alors qu'une petite porte discrète donne accès aux escaliers de service, idéaux pour prendre tout ce monde à revers. En somme, retenez donc qu'en matière de level design, Rainbow Siw Vegas fait plutôt fort, ce que l'on constate lors des combats, où tout semble mis en place pour nous mettre dans des situations complexes.

Le tir au jugé, pratique pour forcer les ennemis à se baisser, en théorie du moins.Il faudra donc apprendre à composer et avant tout à se cacher. Pour ce faire, R6 : Vegas a recours à la méthode Gears Of War. D'une pression sur la gâchette gauche, vous plaquez votre personnage contre toute surface protectrice, passant du même coup d'une vue subjective à une vue à la troisième personne. Il reste alors à faire feu en veillant à ne pas se dresser en pleine rafale ennemie, bien évidemment. D'ailleurs, pour calmer les ardeurs d'en face, il est possible d'effectuer un tir en aveugle, mais sans possibilité de viser, tout juste d'appliquer une direction globale, il ne s'agit pas de faire un headshot de couard, mais de tenir l'ennemi à distance, ce en quoi on s'éloigne du jeu d'Epic. Mais qu'on ne compte pas s'en sortir aussi aisément. Il faut fréquemment changer de position, progresser pendant le combat, savoir couvrir ses hommes pendant qu'on les envoie un peu plus avant ou prêter attention aux terroristes susceptibles de nous prendre à revers, sans parler des nombreux scripts de mise en scène faisant intervenir renforts inattendus et embuscades en tout genre. En dépit d'une action digne d'un Call Of Duty, R6 : Vegas parvient à conserver un aspect tactique et les erreurs ou imprudences se paient souvent assez chers. En fait, tout dépendra de votre promptitude à les corriger. Vos alliés pour leur part peuvent être réanimés indéfiniment si vous êtes rapides à leur injecter la potion magique qui fait sortir les balles et cicatriser les blessures, mais en ce qui vous concerne, vous disposez de deux choix. En mode Normal, vous pouvez encaisser un nombre limité de coups avant de devoir vous mettre à l'abri et patienter le temps de faire remonter votre santé pendant qu'en mode Réaliste le nombre de coups tolérés est bien moindre.

Des "flash info" vous tiennent au jsu scénario.Plaquage au mur, prise d'assaut, tout ceci passe par un ensemble de choix tactiques, de mouvements et d'ordres. Vegas offre un panel stimulant de mouvements dont la descente en rappel est la plus amusante, bien qu'un peu redondante mais permet de se faire un petit plaisir en dégringolant le long d'une paroi pour entrer en défonçant les vitres. Mais ce sont surtout nos rapports avec nos équipiers qui comptent. On trouvera donc la classique gestion des règles d'engagement, soit furtif (tir de riposte uniquement) ou assaut (tir à vue), garder la position ou se regrouper sur le leader, le tout suivi des ordres contextuels. En pointant un lieu, on y envoie le reste de l'équipe, si vous pointez une porte, il se positionne pour préparer un assaut. Ici, les choix habituels s'offrent à vous, entrer et nettoyer, flash et nettoyer, frag et nettoyer. Avant cette étape, il conviendra de jeter un oeil sous la porte pour voir à quoi s'attendre et, au besoin, désigner aux équipiers quelques cibles prioritaires. Des possibilités inutiles si l'I.A. ne se montre pas à la hauteur. Globalement, c'est le cas, s'il arrive parfois que nos hommes restent plantés, la chose est rare et ils savent se mettre à couvert, visent bien mais pas comme des robots (comprendre qu'ils ne feront pas le travail à votre place) et évitent toujours de rester dans vos pattes. Côté ennemis, la hargne prime sans rendre stupide pour autant et on est heureux de constater une certaine mobilité, voire, des comportements retors. Une fois de plus même si l'aspect tactique peut sembler moindre que dans Raven Shield sur PC, Vegas est loin d'être facile si on se rue dans l'action, en mode Réaliste en particulier. Cependant, l'I.A. ennemie n'est pas parfaite et commet parfois des bourdes énormes, il arrive trop fréquemment qu'on observe des terroristes ne pas réagir au début d'une fusillade. Du correct au simplet, il n'y a souvent qu'un petit pas.

En marquant les ennemis les ennemis, vous indiquez les cibles prioritaires à vos équipiers.Malheureusement, on n'évite pas quelques frustrations. A commencer par celle provoquée par ce stupide système de checkpoints en lieu et place de sauvegarde en bonne et due forme. Lorsqu'on a le malheur de tomber sur une zone un peu plus ardue que les autres, le risque d'avoir à faire et refaire plusieurs fois les mêmes sections de niveau est important, et franchement gavant. Un système de quicksaves limitées par niveaux eut été, me semble-t-il, bien plus approprié que celui des checkpoints qui paraît rallonger artificiellement une durée de vie qui n'excède pas 8 heures. Mais qu'importe, car l'autre frustration vient du manque de possibilité tactiques dû au petit nombre d'ordres disponibles. A titre d'exemple, en situation normale, il est impossible d'ordonner un lancer de grenade, ce qui est fort ennuyeux lorsqu'on en manque et que l'on découvre avec stupeur que le seul domaine où nos équipiers commettent des bévues semble être l'usage de ces dernières, souvent lancées n'importe comment. Jamais de façon dangereuse, mais généralement de façon inutile. Autre source de désagrément, la relative redondance de l'action bien dissimulée sous une habile mise en scène. Mais dans les faits, on passe énormément de temps à répéter des assauts très similaires et à l'approche tactique qui ne varie guère (entrée par deux portes, aveuglement, contournement).

Les affrontements laissent leurs traces dans les décors.Un écueil que l'on corrigera avec le mode Coop à quatre joueurs (oui, un de plus que l'équipe du mode solo) qui tourne à merveille et rehausse considérablement l'intérêt tout en rallongeant la durée de vie rikiki de la campagne. De manière générale, Rainbow Six Vegas est une valeur sûre du multijoueur, offrant 6 modes de jeu praticables à 16. Si tous les modes ne sont pas égaux en qualité, la conservation des mouvements tactiques du solo et de son intensité, ainsi qu'un arsenal complet mais dont la disponibilité est fonction de votre classement, garantissent des parties rythmées et un caractère hautement addictif. Et il faudra en passant citer les ajouts apportés à cette version PS3 du jeu, à savoir le contenu des packs téléchargeables de la version Xbox 360 directement intégrés ici et le recours au Sixaxis dans la gestion de la caméra serpent. Une option parfaitement incontrôlable et qu'on aura tôt fait de désactiver dans le menu.

Au final, Ubisoft nous livre avec Rainbow Six : Vegas un gros jeu d'action tactique qui a pris ses distances avec ses origines plus posées sans pour autant sombrer dans un mercantilisme qui en aurait fait un soft au rabais. Relativement dur, intéressant et immersif, Vegas séduit, malgré quelques défauts parfois irritants mais que le multijoueur comble à merveille.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 18:02

Modifié le mercredi 23 avril 2008 10:06

Ghost Recon 2 (8ieme jeux) (Vendu)

Ghost Recon 2 (8ieme jeux) (Vendu)
Cela faisait bien longtemps que les Ghosts n'avaient pas réussi à briller sur une console de Sony. Après le premier épisode sur PS2, les soldats d'élite s'étaient effectivement montrés incapables de monter une autre opération d'envergure, enchaînant les défaites, les raclées jusqu'à la débâcle finale. Nous pensions ces soldats d'élite condamnés à faire des présentations pour les JAPD dans des casernes de province, et voilà que débarque Ghost Recon Advanced Warfighter 2 sur PS3, en une version très semblable à son homologue 360, et donc tout simplement brillante.

GRAW apparaissait pour beaucoup comme le premier titre véritablement next-gen à voir le jour sur la console de Microsoft. Visuellement superbe, servi par un gameplay de qualité bien qu'entaché par quelques soucis d'I.A., GRAW délivrait une expérience unique. On se retrouvait dans la peau du capitaine Scott Mitchell, embarqué avec ses Ghosts pour une mission de reconnaissance au Mexique. Manque de bol, les soldats américains tombaient en fait sur un groupe révolutionnaire, déterminé à porter son leader, un général renégat, dans les locaux présidentiels de la capitale. Les Ghosts parvenaient finalement à abattre ce grossier personnage et repartaient, guillerets, vers leur patrie bien aimée. GRAW 2 reprend l'histoire de son prédécesseur à ce moment précis. La dépouille du général renégat n'a pas eu le temps de refroidir que ses partisans tentent déjà d'en remettre une couche. Pour eux, la signature du traité de l'ASNA entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique n'est qu'une ruse des Américains pour faire de ce dernier un état vassal de l'Oncle Sam. Les terroristes tentent donc un deuxième coup d'état qui transforme bien vite la ville mexicaine de Juarez, proche de la frontière américaine, en gigantesque zone de guerre. Les Ghosts sont donc une nouvelle fois sollicités pour prêter main forte à une armée régulière mexicaine décidément bien malmenée. Là où ça se corse, c'est que les rebelles ont cette fois pour projet de s'en prendre directement aux USA, histoire de donner un peu plus de poids à leurs arguments. Bref, d'un point de vue purement scénaristique, ce deuxième épisode se pose véritablement en prolongement du premier GRAW et de là à imaginer que les 11 nouvelles missions du bébé d'Ubisoft ne sont qu'une sorte de seconde campagne d'un seul et même jeu, il n'y a qu'un tout petit pas.

Voir sans être vu est un art difficile.Au fond, si le jeu n'a pas changé grand-chose à une formule qui marchait déjà très bien, le tutorial sera tout de même l'occasion de constater quelques ajouts et modifications salvatrices. Ainsi, en plus de nouvelles armes et du drone de reconnaissance, notons l'arrivée en fanfare du M.U.L.E., non pas la bête à poils, mais une bête de somme tout de même puisque ce petit véhicule tout-terrain fait office d'armurerie mobile. Un médecin fait aussi son entrée sur le théâtre d'opérations pour soigner vos hommes. Enfin, la petite fenêtre qui s'affichait en tout petit sur un coin de l'écran pour vous montrer vos coéquipiers en train de se faire écharper à découvert a été perfectionnée. La Cross-Com 2.0 puisque c'est son nom littéraire, peut donc s'afficher en plein écran à la moindre pression d'une touche. Et ce n'est pas tout mes bons amis, car vous aurez maintenant la possibilité de donner des ordres à vos hommes, ou à toute autre unité de soutien, par l'intermédiaire de ce dispositif high-tech. Ainsi, il n'y aura plus besoin d'avoir vos gars dans votre champ de vision pour les envoyer au casse-pipe. Rien ne vous empêche en effet de vaquer à vos occupations martiales d'un côté tout en faisant s'activer vos 3 baroudeurs avec entre vous, 100 mètres de flammes et de bâtiments en ruine.

Le médecin fait une entrée remarquée dans l'univers de GRAW.Voilà qui m'amène à traiter d'un sujet d'inquiétude pour de nombreux joueurs, j'ai nommé l'I.A. . Alors que jusque-là, la fine fleur de l'infanterie américaine considérait l'idée de se mettre à couvert comme une atteinte à leur virilité et un principe galvaudé et désuet, les nouveaux Ghosts seront à la fois plus dociles et plus soucieux de leur bien-être personnel. Alors évidemment, ils sont loin d'être des génies et semblent parfois avoir le Q.I. d'un jeune labrador, mais dans l'ensemble, ils seront beaucoup moins frustrants et désespérants que par le passé. On les entendra d'ailleurs régulièrement vous communiquer des informations plus ou moins utiles sur ce qu'ils aperçoivent sur le terrain. Les ennemis quant à eux, ne semblent pas beaucoup plus malins qu'avant, pourtant on constatera de temps en temps, surtout lors des missions en solo, quelques contournements bien pervers ainsi que quelques lancers de grenades particulièrement déstabilisants. Au final, le tout semble quand même bien plus convaincant que dans le précédent épisode, et c'est le plaisir de jeu qui en sort grandi.

La ville de Juarez transformée en champ de bataille. Le maire de la véritable ville n'était pas très content...Si la structure de la campagne reste très semblable à ce qu'on avait pu voir jusque-là en cela qu'elle fait se succéder les missions classiques de nettoyage, des opérations en solo et des séquences de shoot héliportées où la sulfateuse de tonton Robert se montrera tout bonnement époustouflante d'efficacité, on appréciera cependant la variété des situations de combat. On découvrira même une vision un peu moins aseptisée d'un capitaine des Ghosts dépossédé de son couvre-chef le temps d'une mission. Les développeurs nous font donc profiter d'une campagne un peu plus variée qu'à l'accoutumée et soutenue par une mise en scène encore plus réussie que chez le grand frère, si l'on fait abstraction de quelques intervenants un peu ridicules et de répliques phares du type «Je n'ai pas de nom, je suis un Ghost». Cette variété relative, on la retrouve logiquement dans les différents environnements proposés. On passera donc d'une zone montagneuse à une plaine désertique qui ravira les snipers de tout bord, avant de se livrer aux combats urbains dans une ville qui semble souffrir de plus en plus alors que la campagne progresse. Les niveaux de GRAW 2 sont globalement plus ouverts que dans le dernier épisode, et au traditionnel chemin linéaire, se substituent souvent des zones offrant plusieurs voies d'accès et autant de possibilités de jeu. Du coup, le joueur consciencieux pourra élaborer des stratégies toujours un peu basiques mais certainement plus riches que dans GRAW premier du nom. En tout cas, vu l'équipement dont vous disposez et vos alliés sensiblement plus fiables, ce serait un crime que de bourriner aveuglément, même si cela aussi peut souvent marcher. Car c'est un fait, GRAW 2 est indéniablement plus facile que son prédécesseur, et plus court aussi, puisque sept heures suffiront à un joueur moyen pour terminer la campagne. Heureusement, la version PS3 nous offre quatre niveaux de difficulté au lieu de trois sur 360. Du coup, en vétéran, la moindre balle est mortelle et l'aventure prend un tout autre aspect. Malgré cela, les joueurs consciencieux et prudents sauront rapidement maîtriser la bête.

GRAW 2 est extrêmement spectaculaire.Avec GRAW 2, la série confirme également son désir de s'attirer les bonnes grâces du grand public. Le jeu se veut extrêmement spectaculaire, à la manière d'un énorme blockbuster américain où tout semble avoir été fait pour magnifier l'action. On découvrira donc des effets pyrotechniques d'une incroyable puissance visuelle et sonore, ainsi qu'une fumée criante de vérité, même si on ne parlera pas de photoréalisme. La moindre explosion prend des allures de show hollywoodien, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le soft n'est pas avare en flambées en tout genre. Fans, réjouissez-vous car vous pourrez enfin demander le fameux raid aérien de vos rêves, en deux occasions certes, mais fichtre, vous et votre caisson de basse risquez de ne pas en sortir indemnes. Dans l'ensemble, les affrontements ont pris de l'envergure, et on retrouvera régulièrement la sauvagerie de l'assaut des terroristes sur l'ambassade américaine de GRAW, pour terminer en apothéose avec la bataille rangée du dernier niveau. Après cette débauche de superlatifs, on restera tout de même conscient que le moteur graphique du jeu est toujours le même que celui employé dans le premier épisode, et si les effets de lumières ont beaucoup gagné en finesse, de même que la gestion des particules, on découvrira toujours quelques textures râpeuses et grossières qui jurent avec l'incroyable modélisation des Ghosts. Techniquement, cette version PS3 est quasiment identique à son homologue 360. On y découvre deux ou trois saccades ainsi que des couleurs un poil plus ternes mais le résultat est tout de même très impressionnant.

On retrouve avec plaisir le fusil anti sniper, dont les balles traversent les murs.En fait, la version PS3 ne se différencie véritablement de la 360 que par la possibilité d'utiliser les fonctions de détection des mouvements de la manette. On pourra donc délaisser le stick et incliner son pad afin de contrôler les mouvements des unités de soutien. Le système est fiable mais moins réactif et moins précis que le stick. Le Sixaxis permet même de changer la posture de Scott. Un coup ver le bas par exemple, et notre homme se baisse. On pourra aussi tenter les roulades sur le côté, mais dans ce cas précis, le système réagit particulièrement mal. Et soyons honnêtes, ces petits ajouts apparaissent finalement comme très accessoires, et la plupart des joueurs s'en tiendront inévitablement au maniement conventionnel.

La Cross-Com 2.0 en action. Ici, on observe le terrain du haut d'un hélicoptère de combat.Bref, GRAW 2 en solo est une aventure intense au moins aussi brillante que celle de son prédécesseur et même sans doute meilleure encore. Certes, les améliorations sont loin d'être révolutionnaires, mais le titre semble plus posé et vous permet de profiter de l'action avec plus de facilité que jamais, tout convaincu qu'il est d'être en mesure de délivrer des combats de haute volée. GRAW 2 s'approche tout de même de l'archétype du jeu pop-corn et je recommande chaudement aux acharnés de la série de monter d'entrée le niveau de difficulté au maximum. Mais que serait GRAW 2 sans un mode multijoueur digne de ce nom ? Là aussi, on ne sera pas déçu car le soft offre à nos pads avides 6 nouvelles missions co-op jouables à 16, et qui constituent une petite campagne parallèle. Si les modes habituels de Combat, ou Combat En Equipe font leur inévitable come-back, ils n'ont pas non plus échappé au souffle «améliorationniste» des développeurs. Ainsi, un nouveau système de résurrection évitera que les joueurs ne se livrent au tristement célèbre massacre d'une équipe dans sa propre base. Bref, GRAW 2 risque d'écourter sérieusement vos nuits.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 18:07

Modifié le mercredi 23 avril 2008 10:05

Quel est ton preferer a toi ???

Quel est ton preferer a toi ???

# Posté le samedi 22 septembre 2007 18:28

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 00:58